L’article en bref
- ARE et allocation chômage désignent exactement la même aide financière versée par France Travail
- Pour être éligible, vous devez avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) durant les 24 derniers mois
- Le montant journalier minimum s’élève à 31,59 € et peut atteindre jusqu’à 296,04 € par jour selon votre ancien salaire
- La durée d’indemnisation varie de 6 à 24 mois pour les moins de 53 ans, et jusqu’à 30 mois pour les seniors
- L’inscription comme demandeur d’emploi doit être effectuée rapidement après la fin du contrat pour ne pas impacter la date de début d’indemnisation
Perdre son emploi soulève immédiatement des questions financières importantes. Entre l’Allocation de Retour à l’Emploi (ARE) et l’allocation chômage, beaucoup de personnes se demandent quelle différence existe réellement entre ces deux termes ! La réponse pourrait vous surprendre : il n’y a en réalité aucune différence substantielle entre ces deux appellations. L’ARE représente simplement le nom officiel de ce que l’on appelle couramment allocation chômage dans le langage quotidien.
Qu’est-ce que l’ARE exactement ?

L’Allocation de Retour à l’Emploi constitue la dénomination administrative donnée par France Travail (anciennement Pôle emploi) à l’aide financière versée aux demandeurs d’emploi. Cette allocation représente le principal dispositif d’indemnisation du chômage en France, géré par l’Unédic et versé par France Travail.
Lorsque vous perdez votre emploi de manière involontaire, vous pouvez prétendre à l’ARE si vous remplissez certaines conditions d’attribution. Cette aide financière temporaire vise à vous accompagner pendant votre recherche d’un nouvel emploi et à maintenir un niveau de revenus suffisant durant cette période de transition professionnelle.
Pourquoi parle-t-on d’allocation chômage ?
Le terme « allocation chômage » est simplement l’expression populaire utilisée par le grand public pour désigner l’ARE. Dans les conversations courantes, personne ne dit spontanément « je touche l’ARE » mais plutôt « je touche le chômage » ou « je perçois l’allocation chômage ». Cette formulation s’avère plus naturelle et plus directement compréhensible !
Les médias, les particuliers et même certains professionnels préfèrent cette terminologie simplifiée. Cependant, dans tous les documents officiels de France Travail, dans vos notifications de droits ou lors de vos échanges avec l’administration, c’est toujours le sigle ARE qui apparaîtra.
Quelles conditions pour bénéficier de l’ARE ?
Pour obtenir cette allocation, vous devez respecter plusieurs critères définis par la réglementation française. France Travail examine systématiquement votre situation avant de valider vos droits à l’indemnisation.
Les conditions d’attribution principales
Premièrement, vous devez avoir travaillé un minimum de 6 mois (soit 130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois précédant la fin de votre contrat. Cette période de référence s’étend à 36 mois si vous avez 53 ans ou plus. Deuxièmement, votre perte d’emploi doit être involontaire : licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle ou démission considérée comme légitime.
Troisièmement, vous devez être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail et rechercher activement un emploi. Vous devez également être physiquement apte à travailler et résider sur le territoire français de manière stable et régulière.
Les situations particulières
Certaines situations nécessitent une attention spécifique. Si vous démissionnez, vous ne bénéficierez généralement pas de l’ARE, sauf si votre démission est considérée comme légitime (violences conjugales, suivi de conjoint muté, projet de reconversion professionnelle validé). Si vous êtes licencié pour faute grave ou lourde, vous conservez vos droits à l’indemnisation malgré tout.
Comment est calculé le montant de votre ARE ?

Le calcul de votre allocation chômage repose sur vos anciens salaires bruts. France Travail applique une formule réglementaire qui prend en compte votre salaire journalier de référence (SJR). Ce SJR correspond à la moyenne de vos rémunérations des 24 ou 36 derniers mois, divisée par le nombre de jours travaillés.
L’allocation journalière correspond ensuite au montant le plus favorable entre deux calculs : 40,4 % de votre SJR + une partie fixe de 12,95 euros, ou 57 % de votre SJR. Le montant minimal de l’ARE s’élève à 31,59 euros par jour, tandis que le montant maximal atteint 75 % de votre ancien salaire brut, dans la limite de 296,04 euros par jour.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Base de calcul | Salaire journalier de référence (SJR) |
| Formule 1 | 40,4 % du SJR + 12,95 € |
| Formule 2 | 57 % du SJR |
| Montant minimum | 31,59 € par jour |
| Montant maximum | 296,04 € par jour |
Quelle est la durée d’indemnisation possible ?
La durée d’indemnisation dépend directement de votre durée de travail antérieure. Si vous avez travaillé 6 mois, vous serez indemnisé pendant 6 mois. Si vous avez travaillé 24 mois, vous bénéficierez de 24 mois d’indemnisation.
Cependant, la durée maximale d’indemnisation varie selon votre âge. Pour les demandeurs d’emploi de moins de 53 ans, la durée maximale atteint 24 mois. Pour ceux de 53 ans à 54 ans, elle s’élève à 30 mois. Enfin, pour les 55 ans et plus, elle peut aller jusqu’à 27 mois selon la situation.
Les autres types d’allocations à distinguer
Il existe d’autres aides pour les demandeurs d’emploi qu’il ne faut pas confondre avec l’ARE. Ces dispositifs s’adressent à des publics spécifiques ou interviennent dans des situations particulières !
L’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique)
L’ASS prend le relais lorsque vos droits à l’ARE arrivent à expiration et que vous n’avez pas retrouvé d’emploi. Cette allocation de solidarité finance l’État, contrairement à l’ARE qui provient des cotisations des employeurs et des salariés. Son montant est forfaitaire et nettement inférieur à celui de l’ARE, mais elle permet de maintenir un minimum de ressources.
L’Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi Formation (AREF)
L’AREF remplace l’ARE lorsque vous suivez une formation validée par France Travail. Le montant et les conditions restent identiques à votre ARE initiale. Cette allocation vous permet de vous former tout en conservant vos droits à indemnisation.
Les allocations spécifiques
- L’Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI) pour les travailleurs non-salariés
- L’Allocation de Sécurisation Professionnelle (ASP) dans le cadre d’un contrat de sécurisation professionnelle
- L’Allocation de Professionnalisation et de Solidarité (APS) pour certains publics en difficulté
Comment faire votre demande d’ARE ?
Dès la fin de votre contrat de travail, vous devez vous inscrire rapidement comme demandeur d’emploi sur le site de France Travail. Cette inscription constitue la première étape indispensable pour déclencher l’examen de vos droits. N’attendez pas plusieurs semaines, car le délai d’inscription peut impacter votre date de début d’indemnisation !
Après votre inscription, France Travail examine automatiquement votre dossier. Vous recevrez ensuite une notification vous indiquant si vous avez droit à l’ARE, le montant de votre allocation et la durée de vos droits. Pensez à bien conserver tous vos bulletins de salaire et votre attestation employeur, documents nécessaires pour constituer votre dossier.



