Vous avez déjà remarqué ces grandes affiches verticales qui encadrent l’entrée d’un stand lors d’un salon professionnel ? Ce support, c’est très souvent un kakemono. Voici six points pour comprendre ce qu’il est, comment il se décline et comment choisir le format adapté à vos besoins.
1. Ce que signifie le mot kakemono
Le terme « kakemono » vient du japonais : kakeru (suspendre) et mono (objet). Il désigne à l’origine un rouleau de papier ou de soie peint, suspendu verticalement dans les maisons traditionnelles japonaises. En communication visuelle, le mot a été adopté en français pour désigner un support publicitaire vertical, généralement en tissu ou en vinyle, destiné à présenter un message ou une image de marque.
Son synonyme le plus courant dans le milieu professionnel est « oriflamme » ou, selon le mécanisme d’enroulement, « roll-up ». Ces termes ne sont pas strictement interchangeables, comme on le verra plus bas.
2. La différence entre un kakemono et un roll-up
C’est la question qui revient le plus souvent. Un roll-up (ou enrouleur) intègre un mécanisme mécanique logé dans une cassette à la base : le visuel s’enroule automatiquement à l’intérieur lorsqu’on rétracte le support. Pratique pour le transport, il se déploie en quelques secondes.
Le kakemono suspendu, lui, ne comporte pas d’enrouleur. Il est composé de deux barres en aluminium, une en haut et une en bas, entre lesquelles le visuel est tendu. On le fixe au plafond ou au mur par un câble ou un crochet. Ce format permet de changer les visuels très simplement, ce qui en fait un support économique sur la durée. Sur rollup-corner.com, cette version suspendue est présentée comme une solution de PLV (publicité sur lieu de vente) particulièrement adaptée aux espaces de vente et aux vitrines.
En résumé : tout roll-up n’est pas un kakemono suspendu, mais les deux appartiennent à la même famille de supports verticaux tendus.
3. Les formats standards disponibles
Les kakemonos se déclinent en plusieurs formats selon l’espace d’affichage et l’effet recherché. Les dimensions les plus courantes en contexte professionnel sont :
- 60 × 160 cm : format compact, adapté aux espaces réduits ou aux comptoirs d’accueil.
- 80 × 200 cm : le format standard le plus répandu, polyvalent pour les salons et les points de vente.
- 100 × 200 cm ou 120 × 200 cm : pour les espaces ouverts où l’impact visuel doit être maximal.
Certains imprimeurs proposent également des formats sur mesure, ce qui permet d’adapter le support à une devanture de magasin ou à une architecture intérieure particulière. Le choix du format doit tenir compte de la hauteur de plafond disponible et de la distance de lecture du message.
4. Les matériaux utilisés pour l’impression
L’impression d’un kakemono se fait principalement sur deux types de supports : le polyester tissé (souvent appelé « tissu ») et le vinyle bâché. Le tissu offre un rendu plus qualitatif, sans reflets, et convient bien à l’intérieur. Il est léger, froissable mais restituable, et peut être lavé entre deux utilisations.
Le vinyle, plus rigide, résiste mieux à l’humidité et aux variations de température. Il est préférable pour un usage en extérieur ou dans des zones à forte fréquentation. Les kakemonos destinés à des salons professionnels sont généralement imprimés en impression numérique haute définition, recto ou recto-verso selon que le support est éclairé par derrière ou non.
5. Les usages professionnels courants
Les kakemonos et banderoles sont utilisés dans des contextes très variés. Dans le secteur du commerce, ils signalent une promotion, une nouveauté produit ou une zone de l’espace de vente. Dans les salons et foires professionnels, ils habillent les stands et renforcent l’identité visuelle d’une marque face à la concurrence.
Les établissements de santé, les cabinets, les agences immobilières et les espaces d’accueil utilisent aussi ce type de support pour orienter les visiteurs ou présenter leurs services. La légèreté du kakemono suspendu en fait un outil facile à transporter d’un événement à l’autre, contrairement à des structures plus lourdes comme les totems ou les cloisons modulaires.
Les totems, justement, sont souvent confondus avec les kakemonos. Un totem est autoportant, avec une structure rigide et une base au sol. Le kakemono suspendu, lui, dépend d’un point d’ancrage au plafond ou au mur. Le choix entre les deux dépend de la configuration du lieu.
6. Comment choisir le bon support selon son contexte
Avant de passer commande, quelques paramètres méritent attention. L’environnement d’abord : intérieur ou extérieur, éclairé ou non, espace ouvert ou couloir étroit. Ensuite, la fréquence d’utilisation : un support utilisé plusieurs fois par an sur des salons différents gagne à être léger et modulable, avec un visuel interchangeable.
Le budget joue aussi un rôle. Un kakemono suspendu sans enrouleur revient moins cher à l’achat qu’un roll-up avec cassette mécanique. En revanche, si la rapidité d’installation est une priorité, le roll-up s’impose. Pour une communication à long terme avec des messages qui changent régulièrement, le kakemono suspendu offre une flexibilité que le roll-up ne permet pas aussi facilement.
La livraison et les délais de production varient selon les imprimeurs. Pour des événements planifiés à l’avance, prévoir au minimum une semaine entre la validation du visuel et la réception du support reste une bonne pratique professionnelle.



