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Juridique

Licenciement économique : comment bénéficier d’un maintien de salaire pendant 1 an ?

9 min de lecture

Par Thomas, fondateur d’ID Entreprises

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✓ Les infos à retenir

  • La loi ne prévoit aucun maintien de salaire après un licenciement économique : seul un accord collectif ou un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) peut en prévoir un
  • Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) garantit 75 % du salaire journalier de référence pendant 12 mois au plus, à partir de 1 an d’ancienneté
  • L’indemnité légale se calcule à 1/4 de mois par année pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois au-delà
  • L’allocation chômage (ARE) dure au plus 18 mois avant 55 ans, 22,5 mois à 55 et 56 ans, 27 mois à partir de 57 ans ; la priorité de réembauche dure 1 an, sur demande écrite
  • L’indemnité légale ne dépend que de l’ancienneté et du salaire : toute majoration liée à l’âge vient d’un accord ou d’un PSE

Après un licenciement économique, il n’existe pas de « maintien de salaire pendant 1 an » dans le droit commun. Certains accords collectifs ou PSE prévoient des compensations, mais elles varient d’une entreprise à l’autre. Cette page fait le tri entre ce que la loi garantit et ce qui se négocie.

Ce que la loi garantit vraiment après un licenciement économique

Le droit commun ne prévoit aucun maintien de salaire après la rupture du contrat. Ce que le salarié obtient tient dans cinq dispositifs, dont le montant ne dépend pas de la taille de l’entreprise.

Dispositif Ce que dit la règle
Préavis 1 mois de 6 mois à 2 ans d’ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans. Il est payé comme du travail, avec ou sans dispense d’activité.
Indemnité légale À partir de 8 mois d’ancienneté : au moins 1/4 de mois de salaire par année jusqu’à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà.
CSP Proposé dans les entreprises de moins de 1 000 salariés. 21 jours pour répondre, 12 mois d’accompagnement, allocation de 75 % du salaire journalier de référence à partir de 1 an d’ancienneté.
ARE Si vous refusez le CSP : entre 57 % et 75 % du salaire journalier de référence, après un délai d’attente de 7 jours.
Priorité de réembauche 1 an à compter de la rupture, sur demande du salarié.
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Tout ce qui va au-delà, y compris un maintien de salaire, vient d’une convention collective, d’un accord d’entreprise ou d’un PSE. Il faut donc lire ces textes, que votre employeur doit pouvoir vous communiquer. Sources : fiche Service-Public sur les obligations de l’employeur, fiche sur le CSP, fiche sur le préavis et fiche sur la priorité de réembauche.

Qu’est-ce que le maintien de salaire après un licenciement économique ?

Le maintien de salaire consiste à continuer à percevoir tout ou partie de votre rémunération après la rupture effective de votre contrat. Cette mesure s’applique principalement dans le cadre d’accords collectifs ou de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE). Il s’agit d’une protection supplémentaire qui vient s’ajouter aux indemnités légales et conventionnelles.

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Sa durée et son montant ne sont fixés par aucun texte général : ils dépendent de ce qui a été signé avec les représentants du personnel.

✅ Le maintien de salaire pendant 1 an après un licenciement économique reste exceptionnel et dépend principalement des accords d’entreprise et de la taille de l’employeur.

Quelles sont les conditions pour bénéficier d’un maintien de salaire prolongé ?

Pour profiter d’un maintien de salaire étendu, il faut qu’un texte le prévoie. La taille de l’entreprise joue sur la procédure : un PSE n’est obligatoire que si l’entreprise compte au moins 50 salariés et que 10 salariés ou plus sont licenciés sur 30 jours.

L’ancienneté représente également un élément décisif. Plus vous avez travaillé longtemps dans l’entreprise, plus vous pourrez prétendre à des conditions avantageuses. Certaines conventions collectives prévoient des dispositions spécifiques selon votre durée de présence.

Les critères d’âge et de profil

L’âge ne modifie pas l’indemnité légale de licenciement économique, qui se calcule sur l’ancienneté. Il compte en revanche pour la durée de l’allocation chômage : 18 mois avant 55 ans, 22,5 mois à 55 et 56 ans, 27 mois à partir de 57 ans. Un accord d’entreprise peut ajouter des mesures pour les seniors.

Comment fonctionnent les indemnités de licenciement économique ?

Au-delà du maintien de salaire, tout salarié en licenciement économique CDI perçoit des indemnités légales minimales. Ces sommes se calculent sur la base de votre ancienneté et de votre salaire brut mensuel moyen.

Voici un aperçu des calculs applicables :

Ancienneté Calcul de l’indemnité légale
Moins de 10 ans 1/4 de mois par année
Plus de 10 ans 1/4 de mois pour les 10 premières années + 1/3 de mois au-delà

Les outils de calcul disponibles

Pour estimer vos droits, vous pouvez utiliser un simulateur d’indemnité de licenciement économique en ligne. Ces outils gratuits, proposés notamment par le ministère du Travail ou les syndicats, permettent d’obtenir une estimation fiable en quelques clics !

Un exemple de calcul de l’indemnité légale

Prenons un salarié dont le salaire de référence est de 1 500 € brut et qui a 12 ans et 9 mois d’ancienneté. L’indemnité légale minimale est de 5 125 € : 1/4 de mois pour chacune des 10 premières années, soit 2,5 mois, puis 1/3 de mois pour les 2 ans et 9 mois suivants, soit environ 0,92 mois, au total environ 3,42 mois de salaire.

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Quelques règles à connaître. L’ancienneté se compte jusqu’à la fin réelle du contrat, c’est-à-dire la fin du préavis, et les mois incomplets sont pris au prorata. Le salaire de référence est le plus favorable des deux calculs suivants : la moyenne des 12 derniers mois ou celle des 3 derniers mois. La convention collective ou le contrat peuvent prévoir mieux que le minimum légal. Exemple et règles tirés de la fiche Service-Public sur l’indemnité de licenciement.

Quels sont les avantages spécifiques du licenciement économique ?

Le licenciement économique avantage plusieurs aspects par rapport à d’autres formes de rupture. Avec le CSP, l’allocation est versée sans délai d’attente ni différé. Avec l’ARE, un délai d’attente de 7 jours s’applique et un différé d’indemnisation peut s’y ajouter. La durée chômage après licenciement économique va jusqu’à 18 mois avant 55 ans, 22,5 mois à 55 et 56 ans, 27 mois à partir de 57 ans.

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Deuxièmement, vous conservez vos droits à la formation professionnelle et pouvez mobiliser votre CPF pour une reconversion. Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) constitue également une option intéressante !

  • Priorité de réembauche pendant 1 an dans l’entreprise
  • Accès au CSP, avec un accompagnement de 12 mois au plus et une allocation de 75 % du salaire journalier de référence à partir de 1 an d’ancienneté
  • Accès facilité aux dispositifs d’accompagnement (Pôle emploi, Cap emploi)
  • Exonération de charges sociales sur les indemnités de licenciement dans certaines limites

💡 Le licenciement économique ouvre des droits sociaux étendus et ne constitue pas une faute du salarié, contrairement au licenciement pour motif personnel.

Quelle est la durée du préavis en cas de licenciement économique ?

Le licenciement économique préavis varie selon votre ancienneté et votre convention collective. Le préavis légal est de 1 mois entre 6 mois et 2 ans d’ancienneté, et de 2 mois à partir de 2 ans ; un contrat ou une convention plus favorable l’emporte. Si vous acceptez le CSP avec au moins 1 an d’ancienneté, il n’y a pas de préavis.

Durant cette période, vous continuez à percevoir votre salaire habituel et pouvez être dispensé d’activité par l’employeur. Cette dispense n’affecte pas votre rémunération ni vos droits.

Les particularités pour les petites structures

Dans les petites entreprises, la procédure dépend du nombre de licenciements sur 30 jours : pour 1 salarié, entretien préalable, recherche de reclassement et lettre au moins 7 jours ouvrables après l’entretien (15 jours ouvrables pour un cadre) ; de 2 à 9 salariés, consultation du CSE s’il existe ; à partir de 10 salariés, deux réunions du CSE si l’entreprise compte moins de 50 salariés, et un PSE à partir de 50 salariés.

Comment optimiser votre situation financière post-licenciement ?

Pour maximiser vos revenus après un licenciement économique, plusieurs stratégies s’offrent à vous. Négociez activement les conditions de votre départ si l’entreprise propose un accompagnement individuel. N’hésitez pas à solliciter l’aide d’un représentant syndical.

Renseignez-vous précisément sur vos droits auprès de France Travail dès la notification de votre licenciement. Certains dispositifs méconnus peuvent compléter vos allocations, notamment pour les formations longues ou les créations d’entreprise 🚀.

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Le tableau récapitulatif des indemnités

Un tableau indemnité de licenciement détaillé figure normalement dans votre convention collective. Consultez ce document attentivement car il peut prévoir des montants supérieurs aux minimums légaux. Votre service RH doit vous fournir ces informations.

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Le CSP en pratique

Le contrat de sécurisation professionnelle est proposé à un salarié en CDI dont le licenciement économique est envisagé, dans les entreprises de moins de 1 000 salariés ou en redressement ou liquidation judiciaire. Vous avez 21 jours calendaires pour répondre, à compter du lendemain de la remise du document d’information. Une absence de réponse vaut refus, et le licenciement est alors notifié avec ses indemnités habituelles.

Si vous acceptez avec au moins 1 an d’ancienneté, le contrat est rompu d’un commun accord, sans préavis. L’employeur verse à France Travail l’équivalent de l’indemnité de préavis, et la part au-delà de 3 mois de salaire revient au salarié. L’indemnité de licenciement reste due. Si vous cherchez encore un emploi à la fin des 12 mois, vous touchez l’ARE sans différé ni délai d’attente, sa durée étant réduite du nombre de jours d’allocation de sécurisation déjà perçus. Sources : fiche Service-Public sur le CSP et page de l’Unédic sur le licenciement économique.

Quelles démarches effectuer après votre licenciement ?

Inscrivez-vous sans attendre à France Travail (ex-Pôle emploi). L’inscription est nécessaire pour ouvrir vos droits à l’ARE. Avec le CSP, c’est France Travail qui vous accompagne pendant 12 mois.

Rassemblez tous les documents nécessaires : certificat de travail, attestation Pôle emploi, solde de tout compte, derniers bulletins de salaire. Ces pièces justifieront vos droits et accéléreront le traitement de votre dossier 📋.

Sollicitez un entretien de conseil auprès de votre conseiller pour établir votre projet professionnel. Les premières semaines sont déterminantes pour structurer votre recherche d’emploi et identifier les formations pertinentes.

Vous bénéficiez d’une priorité de réembauche pendant 1 an à compter de la rupture de votre contrat, à condition de la demander dans ce délai. Aucune forme n’est imposée, mais une demande écrite est conseillée. L’employeur doit alors vous proposer les postes devenus disponibles et compatibles avec votre qualification.

Questions fréquentes sur le maintien de salaire en cas de licenciement économique

Le maintien de salaire est-il possible lors d’un licenciement économique ?

Oui, le maintien de salaire est possible dans le cadre d’un licenciement économique. Cette garantie dépend principalement des accords collectifs et des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE). La durée et le montant dépendent de ce que prévoit l’accord : aucun texte général n’en fixe.

Le maintien de salaire est-il automatique en cas de licenciement économique ?

Non, le maintien de salaire n’est pas automatique. Il résulte d’accords d’entreprise ou de conventions collectives spécifiques. Vous devez vérifier votre convention collective et les accords négociés dans votre entreprise. Un PSE n’est obligatoire que dans les entreprises d’au moins 50 salariés qui licencient 10 salariés ou plus sur 30 jours.

Quelles sont les obligations financières de l’employeur en cas de licenciement économique ?

L’employeur doit verser une indemnité légale de licenciement (au moins 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà, à partir de 8 mois d’ancienneté), l’indemnité compensatrice de préavis si applicable, et les congés payés non pris. Dans certains cas, des indemnités conventionnelles supérieures s’appliquent. Le solde de tout compte comprend également les primes et autres éléments dus.

CSP ou ARE : quelle option choisir après un licenciement économique ?

Le CSP (Contrat de Sécurisation Professionnelle) verse une allocation de 75 % du salaire journalier de référence pendant 12 mois au plus à partir de 1 an d’ancienneté, avec un accompagnement renforcé. L’ARE (Allocation de Retour à l’Emploi) est calculée entre 57 % et 75 % du salaire journalier de référence et dure jusqu’à 18 mois avant 55 ans, 22,5 mois à 55 et 56 ans, 27 mois à partir de 57 ans. Le CSP convient pour une reconversion rapide, l’ARE pour une recherche d’emploi classique.