✓ Les infos à retenir
- La convention collective nationale des entreprises du paysage porte le numéro IDCC 7018 et a été signée le 10 octobre 2008
- Elle s’applique à environ 90 000 salariés en France travaillant dans l’aménagement et l’entretien des espaces verts
- Elle fixe des salaires minima selon 5 niveaux de classification (du niveau ouvrier au cadre dirigeant) et garantit 30 jours de congés payés minimum par an
- L’UNEP représente les employeurs et négocie les accords avec les syndicats (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC)
- Les employeurs doivent obligatoirement mettre en place une prévoyance collective et une complémentaire santé via des organismes comme Agrica ou Apgis
La convention collective du paysage, c’est quoi exactement ?
Si tu travailles dans une entreprise de jardinage, d’aménagement paysager ou d’entretien d’espaces verts, tu es très probablement concerné par la convention collective nationale des entreprises du paysage. Ce texte fondamental encadre les relations entre employeurs et salariés du secteur, et il est loin d’être anodin !
Conclue le 10 octobre 2008, elle est identifiée par le numéro IDCC 7018 (parfois référencée sous IDCC 7017 selon les sources, mais l’identifiant officiel en vigueur est le 7018). Elle est consultable dans son intégralité sur le site Légifrance, la référence juridique officielle en France.
💡 La convention collective nationale des entreprises du paysage (IDCC 7018), signée le 10 octobre 2008, est le texte de référence qui régit les droits et obligations de l’ensemble des salariés et employeurs du secteur paysager en France.

Qui est concerné par la convention collective du paysage ?
La question revient souvent, et c’est normal ! Le champ d’application de cette convention est assez large. Elle s’applique aux entreprises du paysage dont l’activité principale relève des codes NAF suivants : 81.30Z (services d’aménagement paysager) et, dans certains cas, 01.13Z ou 01.19Z selon la nature des travaux réalisés.
Les employeurs concernés
Toute entreprise dont l’activité principale porte sur la création, l’aménagement, l’entretien et la gestion d’espaces verts est couverte par cette convention. Cela inclut les paysagistes, les jardiniers paysagistes, les entreprises de terrassement végétal, ou encore les prestataires spécialisés dans le fleurissement urbain.
Les salariés concernés
Du côté des salariés, la convention s’applique à tous les collaborateurs de ces entreprises, qu’ils soient ouvriers, techniciens, agents de maîtrise ou cadres. En clair, si tu bosses pour une entreprise du secteur, tu es couvert — quel que soit ton poste !
Les grandes thématiques couvertes par la convention
La convention collective du paysage ne se limite pas à fixer un salaire minimum. Elle aborde un spectre très large de sujets qui touchent directement à ta vie professionnelle au quotidien.
La classification des emplois
La convention établit une grille de classification précise, qui va des ouvriers d’exécution (niveau 1) jusqu’aux cadres dirigeants (niveau 5). Chaque niveau est associé à des critères de compétences, d’autonomie et de responsabilité bien définis. Cette grille est la base pour déterminer le salaire minimum applicable à chaque poste.
La grille de salaires minimaux
C’est l’un des points les plus consultés ! La convention fixe des salaires minima conventionnels par niveau de classification. Ces minima sont régulièrement revus par voie d’accords de branche, négociés entre les partenaires sociaux — principalement l’UNEP (Union Nationale des Entreprises du Paysage) côté employeurs, et des syndicats comme la CFDT, la CGT ou FO côté salariés.
Le temps de travail et les congés
La durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires s’applique, mais la convention prévoit des modalités spécifiques d’aménagement du temps de travail, adaptées aux contraintes saisonnières du secteur. Les congés payés sont fixés à un minimum de 30 jours ouvrables par an, conformément au droit commun, avec des dispositions particulières selon l’ancienneté.
Les primes et avantages conventionnels
La convention prévoit plusieurs primes spécifiques au secteur :
- La prime d’ancienneté : elle s’applique à partir de 3 ans d’ancienneté dans l’entreprise et augmente progressivement.
- Les indemnités de petits déplacements : pour couvrir les frais liés aux chantiers itinérants, très fréquents dans ce secteur.
La formation professionnelle
Le secteur du paysage dispose d’un organisme paritaire dédié : Ocapiat, qui gère les fonds de la formation professionnelle pour l’agriculture, la coopération agricole et les métiers du paysage. La convention encourage fortement l’accès à la formation continue, notamment via le CPF (Compte Personnel de Formation) et les contrats de professionnalisation.
✅ La convention collective du paysage couvre des thématiques clés comme la classification des emplois, les salaires minimaux, les congés, les primes d’ancienneté et les indemnités de déplacement — autant de droits concrets pour les salariés du secteur.
Convention collective vs accord d’entreprise : quelle différence ?
C’est une question que beaucoup d’employeurs et de salariés se posent. La convention collective nationale du paysage fixe un socle de droits minimum. Un accord d’entreprise peut déroger à certaines dispositions de la convention, mais uniquement dans un sens plus favorable pour le salarié — sauf dans les domaines où la loi autorise expressément des dérogations moins favorables (ex : certaines modalités du temps de travail).
En pratique, si ton entreprise a signé un accord collectif interne qui améliore tes droits par rapport à la convention de branche, c’est cet accord qui s’applique. Sinon, c’est la convention nationale qui fait foi !

Comment accéder au texte officiel de la convention ?
Pour consulter le texte intégral et ses avenants les plus récents, le réflexe à avoir, c’est de se rendre directement sur Légifrance (legifrance.gouv.fr), le portail officiel du droit français. Il suffit de rechercher « IDCC 7018 » ou « convention collective entreprises du paysage » pour accéder au texte consolidé et à tous les accords de branche associés.
Le ministère du Travail met également à disposition sur son site (travail-emploi.gouv.fr) des informations synthétiques sur la convention et ses mises à jour. C’est très pratique pour avoir une vue d’ensemble rapidement !
Comment est-elle mise à jour ?
La convention collective du paysage est un texte vivant, régulièrement enrichi par des accords de branche négociés entre les partenaires sociaux. Ces accords peuvent porter sur les salaires, le temps de travail, la formation, la prévoyance ou encore la santé au travail.
Qui négocie ces accords ?
Les négociations se déroulent entre les représentants des employeurs (principalement l’UNEP, qui représente plus de 5 500 entreprises du paysage en France) et les organisations syndicales représentatives des salariés. Une fois signés et étendus par arrêté ministériel, ces accords s’imposent à toutes les entreprises du champ d’application.
Comment rester informé des évolutions ?
Pour ne pas passer à côté d’une mise à jour importante, tu peux t’abonner aux alertes de Légifrance ou consulter régulièrement le site de l’UNEP. Les cabinets spécialisés en droit du travail et en gestion sociale publient aussi régulièrement des synthèses des nouveaux accords collectifs du secteur.
Tableau récapitulatif des points clés de la convention
| Thématique | Dispositions principales |
|---|---|
| Identifiant officiel | IDCC 7018 |
| Date de signature | 10 octobre 2008 |
| Champ d’application | Entreprises d’aménagement paysager (code NAF 81.30Z principalement) |
| Classification | 5 niveaux (ouvriers à cadres dirigeants) |
| Congés payés | 30 jours ouvrables minimum/an |
| Prime d’ancienneté | À partir de 3 ans d’ancienneté |
| Organisme de formation | Ocapiat |
| Partenaire employeur | UNEP (5 500+ entreprises représentées) |
Quelles sont les obligations de l’employeur ?
Si tu es employeur dans le secteur du paysage, la convention t’impose plusieurs obligations concrètes. Et autant être clair : les ignorer peut exposer ton entreprise à des redressements URSSAF ou des litiges prud’homaux !
Affichage et information des salariés
Tu dois afficher dans tes locaux les coordonnées de l’inspecteur du travail compétent et informer tes salariés de la convention collective qui leur est applicable. Le nom de la convention doit figurer sur le bulletin de paie de chaque salarié — c’est une obligation légale issue de l’article R3243-1 du Code du travail.
Respect des minima salariaux
Aucun salarié ne peut être rémunéré en dessous du salaire minimum conventionnel correspondant à son niveau de classification. Si le SMIC venait à dépasser un minima conventionnel, c’est le SMIC qui s’applique automatiquement. Les deux planchers se cumulent en faveur du salarié — c’est le principe du droit du travail !
Prévoyance et mutuelle obligatoires
La convention collective du paysage impose la mise en place d’un régime de prévoyance collectif et d’une complémentaire santé pour tous les salariés. Les organismes recommandés par la branche sont Agrica et Apgis, mais l’employeur peut choisir un autre organisme offrant des garanties au moins équivalentes.
Si tu envisages de créer une entreprise du secteur paysager, que ce soit en tant que société par actions simplifiée (SAS) ou sous une autre forme, il est crucial de prévoir dès le départ la mise en conformité avec la convention collective. Cela concerne notamment la mise en place des dispositifs de prévoyance et de mutuelle dès l’embauche de vos premiers salariés.
La convention collective du paysage face aux autres conventions du secteur agricole
Le secteur du paysage est parfois confondu avec d’autres branches proches, comme la convention collective de la production agricole ou celle des coopératives agricoles. La différence est pourtant nette : la convention du paysage s’adresse spécifiquement aux entreprises dont l’activité principale est l’aménagement et l’entretien des espaces verts à des fins ornementales ou fonctionnelles — et non à la production végétale à des fins alimentaires.
Si tu as un doute sur la convention applicable à ton entreprise, le code APE (ou NAF) attribué par l’INSEE est le premier critère à vérifier. En cas d’ambiguïté, l’inspection du travail ou un conseiller juridique spécialisé peuvent t’aider à trancher. 🎯

Droits et recours en cas de litige
Malgré les dispositions claires de la convention, des conflits peuvent survenir entre employeurs et salariés. Comprendre tes droits et les voies de recours disponibles est essentiel pour protéger ta situation professionnelle.
En cas de désaccord sur l’application de la convention — par exemple, si tu estimes que ton salaire ne respecte pas les minima conventionnels ou que tes congés ne sont pas correctement comptabilisés — la première étape consiste à tenter une résolution amiable avec ton employeur. Dans certains cas, notamment après une altercation au travail, la situation peut devenir conflictuelle. Dans ces circonstances, tu peux consulter les ressources disponibles sur comment quitter son poste après une altercation pour comprendre tes options.
Si la médiation échoue, tu peux saisir le conseil de prud’hommes compétent. C’est une juridiction gratuite et accessible qui tranche les litiges individuels entre employeurs et salariés. L’inspection du travail peut aussi être contactée pour un renseignement préalable — c’est gratuit et confidentiel ! Elle peut également intervenir en cas de non-respect manifeste de la convention par un employeur.
Il est important de noter que certains employeurs, malheureusement, essaient parfois de contourner les obligations légales en proposant des arrangements informels. Ne sois pas dupe : les droits garantis par la convention collective ne peuvent pas être supprimés par un simple accord verbal. Ils sont d’ordre public.
Sécurité de l’emploi et protection du salarié
La convention collective prévoit également des protections importantes en matière de stabilité de l’emploi. Bien que le secteur du paysage soit souvent saisonnier, les salariés bénéficient des mêmes protections contre le licenciement que dans les autres secteurs. Un licenciement doit respecter une procédure stricte et nécessite une cause réelle et sérieuse.
Dans certains contextes difficiles — par exemple, lors d’un licenciement économique — des protections particulières s’appliquent. Par exemple, dans le cas d’un licenciement économique, le maintien du salaire pendant certaines périodes peut être négocié ou prévu par accord collectif. Ces dispositions vont souvent au-delà des minima légaux et représentent une véritable sécurité pour les salariés du secteur.
FAQ – Les questions fréquentes sur la convention collective du paysage
Quels sont les métiers couverts par la convention collective du paysage ?
La convention collective IDCC 7018 s’applique aux métiers de l’aménagement et de l’entretien des espaces verts : paysagistes, jardiniers, techniciens d’espaces verts, chefs d’équipe, conducteurs d’engins, et cadres du secteur. Elle concerne aussi les entreprises spécialisées en fleurissement urbain, terrassement végétal, ou gestion de parcs. Environ 90 000 salariés en France sont couverts par ce texte.
Quel est le numéro IDCC de la convention collective du paysage ?
Le numéro d’identification officiel est le 7018. C’est ce code qu’il faut utiliser pour retrouver la convention et ses avenants sur Légifrance.
Comment vérifier si mon entreprise applique bien la convention collective du paysage ?
Vérifiez d’abord le code NAF de votre entreprise (81.30Z pour les services d’aménagement paysager). Consultez ensuite votre bulletin de paie : la mention « Convention collective nationale des entreprises du paysage (IDCC 7018) » doit y figurer. L’inspection du travail ou les syndicats (CFDT, CGT) peuvent aussi confirmer son application.
Quelles sont les indemnités spécifiques prévues par la convention collective du paysage ?
Outre la prime d’ancienneté, la convention prévoit des indemnités de petits déplacements (0,10 €/km pour les trajets professionnels), une indemnité de panier (6,50 €/jour) pour les chantiers éloignés, et une indemnité de transport (prise en charge partielle des frais de carburant ou transports en commun).
La convention collective du paysage prévoit-elle des dispositions pour le télétravail ?
Aucune disposition spécifique au télétravail n’est mentionnée dans la convention. Cependant, les règles générales du Code du travail s’appliquent : accord écrit entre employeur et salarié, droit à la déconnexion, et prise en charge des frais professionnels (jusqu’à 10 €/mois pour les abonnements internet). Un accord d’entreprise peut compléter ces mesures.
La convention s’applique-t-elle aux auto-entrepreneurs paysagistes ?
Non. La convention collective s’applique uniquement dans le cadre d’une relation salariale. Les travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs ou artisans ne sont pas couverts par ce texte.
Que faire en cas de litige avec son employeur sur l’application de la convention ?
En cas de désaccord, la première étape est de tenter une résolution amiable en interne. Si ça ne fonctionne pas, tu peux saisir le conseil de prud’hommes compétent. L’inspection du travail peut aussi être contactée pour un renseignement préalable — c’est gratuit et confidentiel !
Quels sont les organismes paritaires compétents pour la convention collective du paysage ?
L’UNEP (Union Nationale des Entreprises du Paysage) représente les employeurs, tandis que les syndicats (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) défendent les salariés. Ocapiat gère la formation professionnelle, et Agrica ou Apgis sont les organismes recommandés pour la prévoyance et la mutuelle obligatoire.
La convention est-elle régulièrement mise à jour ?
Oui, et c’est une bonne chose ! Des accords de branche viennent régulièrement compléter ou modifier certaines dispositions, notamment sur les salaires. Il faut donc toujours vérifier la version consolidée disponible sur Légifrance plutôt que de se fier à une version téléchargée ancienne. 👍



